Ouaga fast track

 
Atelier régional sur les approches différenciées de services VIH dans le contexte du Fast-track, des 90-90-90 et du Plan de Rattrapage pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre Ouagadougou, 12 au 16 février 2018

 

Contexte

L’année 2020 a été fixée par l’ensemble des acteurs de la réponse au VIH/sida pour atteindre les objectifs du 90-90-90, comme étape clé vers la fin de l’épidémie en 2030. Pour atteindre cet ambitieux objectif, des stratégies d’accélération ou « fast track » ont été définies pour les pays prioritaires dans les différentes régions du globe. Un accent particulier a été mis sur les enfants avec le lancement de l’initiative « Start Free, Stay Free, AIDS Free » qui fixe un cadre d’actions pour atteindre les objectifs de 95-95-95 et mettre fin à l’épidémie du VIH-sida chez les enfants.

La plupart des régions du monde sont en net progrès pour l’atteinte des cibles fixes pour 2020 sauf l’Afrique de l’Ouest et du Centre, qui reste à la traîne. A cet effet, un Plan de Rattrapage (Catch-up plan) a été développé par l’ONUSIDA, en lien avec ses co-sponsors et les pays concernés de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AOC) avec pour objectif de combler ce retard à la fin 2018.

En 2016 le nombre de personnes vivant avec le VIH (PVVIH) était estimé à 6 100 000 personnes en AOC, avec 370 000 adultes et enfants nouvellement infectés par le VIH et 310 000 décès dus au Sida durant la même année.

A la fin de la même année, les estimations établissaient à seulement 42% le nombre des personnes atteintes qui connaissaient leur statut VIH+, soit un gap de 3 millions de PVVIH à dépister dans la région. Seulement 35% des PVVIH estimées recevaient un traitement ARV, soit un gap de 2,9 millions de PVVIH à traiter dans cette région. Enfin, l’estimation du 3ème 90 montrait que seulement 25% des personnes recevant des ARV avaient une charge virale supprimée, soit un gap de 2,9 millions de personnes n’ayant pas une suppression virale.

Près de huit enfants sur dix [0-14 ans] vivant avec le VIH n’ont toujours pas accès au traitement antirétroviral qui peut sauver leur vie, car la plupart n'ont même pas été identifiés, en raison du faible accès aux services de dépistage. Sans dépistage, ils n’ont pas accès au traitement et la plupart de ces enfants ne célébreront pas leur 5ème anniversaire.

Pour combler ces gaps, l’offre de services VIH doit être renforcée et diversifiée, depuis la prévention jusqu’au suivi du traitement ARV, en passant par le dépistage et la prescription des ARV, selon la figure ci-dessous.

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Les approches innovantes et différenciées en matière de services VIH tout au long de la cascade des 90-90-90, incluant la prévention et le dépistage, répondent en grande partie à ces attentes.

Il s’agit notamment de l’intégration des nouvelles méthodes médicales de prévention, la diversification des approches et des nouveaux outils de dépistage, le renforcement des incitations à l’enrôlement dans les soins à travers l’initiative « tester et traiter » les adultes et les enfants, le renforcement des stratégies et moyens d’aide à l’observance et de rétention dans les soins, et enfin le passage à l’échelle du suivi biologique des patients traités par la charge virale.

Il s’avère aujourd’hui crucial de promouvoir ces approches et de les mettre en oeuvre dans les pays de l’AOC, notamment pour résoudre les goulots d’étranglements dans la mise en oeuvre des financements du Fonds mondial et rattraper le retard en matière de couverture des services du VIH chez les adultes et les enfants.

Initiative Conseil International - Santé (ICI-Santé), qui met en oeuvre le Dispositif d’Appui Technique de l’ONUSIDA pour l’Afrique (DAT-Afrique), de concert avec l’OMS AFRO, Expertise France (Initiative 5% française), l’UNICEF et bien sûr l’ONUSIDA (siège et bureau régional), se propose d’organiser un atelier régional de formation sur ce thème, en collaboration avec les membres du JURTA, les Organisations de la Société Civile (OSC), le Fonds Mondial et tous les autres partenaires impliqués dans l’atteinte des 90-90-90 dans les pays de la région.

Cet atelier a pour ambition de permettre aux pays concernés et aux experts qui seront mobilisés pour les appuyer de se familiariser, concevoir et planifier la mise en oeuvre des stratégies différenciées de soins VIH, incluant la prévention et le dépistage, adaptées aux contextes épidémiologiques locaux et aux groupes cibles, en s’inspirant des approches innovantes existantes.

Objectifs

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Objectif Général

▪ Renforcer les capacités des « équipes pays » et des experts consultants appelés à les appuyer à identifier et planifier la mise en oeuvre des approches différenciées de services VIH, afin de promouvoir l’atteinte des 90-90-90 en AOC d’ici à 2020.

Objectifs spécifiques

▪ Actualiser le niveau d'information des participants quant aux résultats en matière de prévention et dépistage du VIH, traitement ARV, rétention dans les soins et suivi de la suppression virale des PVVIH dans les pays de la région AOC ;

▪ Harmoniser les connaissances de l'ensemble des participants sur les approches différenciées applicables à l’ensemble de la cascade de soins VIH 90-90-90, y compris la prévention et le dépistage ; et en comprendre les opportunités et défis sur la base de l'expérience des pays ayant mis en oeuvre des approches innovantes ;

▪ Elaborer des pistes d’action par pays pour une mise en oeuvre rapide de modèles différenciés, en lien avec les services de prévention, de soins et traitements ;

▪ Identifier les besoins d’appui technique, ainsi que les modalités et moments clés pour l’appui technique aux pays ;

▪ Elaborer des recommandations pour un soutien et suivi régional de la mise en oeuvre de ces approches différenciées de services.

Résultats attendus

L’atelier aura des résultats à plusieurs niveaux :

▪ Les participants auront une compréhension partagée des modèles, approches et prestations de services différenciés de prévention et soins VIH.

▪ Les équipes pays - programmes nationaux, organisations de la société civile - sauront identifier et mettre en oeuvre ou renforcer les approches adaptées aux contextes de l’épidémie dans leurs pays respectifs.

▪ Les experts et consultants - qui assistent les pays - disposeront des éléments nécessaires pour faire évoluer leur appui en fonction des attentes de leurs interlocuteurs et de leurs nouvelles orientations.

▪ Les organisations régionales et autres organisations partenaires bénéficieront d'une information actualisée quant aux approches différenciées, le positionnement des pays présents et les articulations nécessaires en termes d'assistance technique pour l'atteinte des objectifs de leurs programmes respectifs.

Méthodologie

Les résultats produits par l'atelier seront basés sur une connaissance partagée des modalités d’opérationnalisation des outils et stratégies les plus prometteurs pour la région et les moins utilisés, dans une logique de diversification de l’offre de soins VIH de prévention, soins et traitement.

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L’atelier sera articulé autour du contenu des « Nouvelles lignes directrices consolidées » de l’OMS, de plan de rattrapage pour l’AOC, des stratégies de soins différenciés de MSF et autres, à travers le monde.

Les différents formats d'interaction, mis en place pour des participants aux compétences spécifiques variées, permettront d'intégrer l’analyse technique et le développement de forces de collaboration. Les activités alterneront des présentations, des panels de discussion et des travaux de groupes, utilisant divers outils innovants pour un large partage d'informations et de connaissances, et la production conjointe de recommandations argumentées.

Les participants seront sollicités avant l'atelier, à travers des questionnaires courts à retourner aux organisateurs ou des présentations à préparer, afin d'alimenter le contenu.

Participants

Les participants à cet atelier seront des experts consultants, des institutions / structures d’assistance technique, des personnes issus des programmes nationaux, des organisations de la société civile, des organisations représentant les populations les plus affectées par le VIH et / ou les plus difficiles à atteindre avec les stratégies actuelles de soins.

Equipes pays

Elles seront composées de représentants des acteurs-clés de l’élaboration et de la mise en oeuvre des politiques/stratégies et des plans d’action sur le VIH/sida. Il s’y ajoutera les organisations en charge de la mise en oeuvre des interventions, ainsi que les organisations de la société civile.

Chaque équipe pays comprendra cinq personnes répondant aux critères suivants :

▪ Responsable/point focal de l’instance de coordination multisectorielle de la lutte contre le VIH/sida (CNLS / NAC) ;

▪ Responsable/point focal en charge des soins et traitement du VIH : Programme national VIH ;

▪ Responsable/point focal des OSC / OBC impliquées dans les services de soins et traitement du VIH ;

▪ Responsable d’une organisation représentant les PVVIH et/ou travaillant avec les populations clés ;

▪ Responsable d’un site référent de dépistage / prise en charge des PVVIH.

Les personnes sélectionnées doivent avoir la capacité de s’impliquer dans les discussions stratégique et opérationnelles pour le pays, en français et / ou en anglais.

Au regard des objectifs de l’atelier, un membre de l’équipe pays sera en charge de présenter une stratégie, programme ou projet mis en oeuvre dans le pays et pertinent par rapport à la thématique de l’atelier.

Experts / consultants

Seront conviés à cet atelier de formation des experts / consultants, identifiés par les fournisseurs d’assistance technique, capables d’assister les pays et leurs différentes parties prenantes dans l’élaboration et la mise en oeuvre des approches différenciées de services VIH.

 

Organisations régionales et autres organisations partenaires

Les organisations à caractère régional qui mettent en oeuvre ou sont susceptibles de mettre en oeuvre des programmes / projets pertinents au regard de la thématique et des objectifs de l’atelier seront également conviées à y participer et à présenter des expériences de mise en oeuvre qu’elles développent en matière d’approches différenciées de services VIH.

Les organisations / institutions partenaires ayant une expérience avérée dans la structuration et la mise en oeuvre d’interventions de dépistage différenciées seront également invitées à contribuer à cette formation.

Il s’agit notamment d’organisations qui oeuvrent au partage d’expériences dans la région et / ou à la mobilisation de l’assistance technique en faveur des pays ou des organisations communautaires mettant en oeuvre des interventions

La liste suivante est proposée :

▪ RAME (Plateforme régionale de communication des OSC du Fonds mondial) ; ITPC ;

▪ Réseaux régionaux de personnes vivant avec le VIH ; Réseaux régionaux d’organisations de populations clés ; Réseaux régionaux d’organisation de la société civile actifs dans la région (Coalition Plus) ;

▪ ONG internationales (MSF, MDM, ENDA Santé, Solthis, Handicap International, HIV Alliance), Réseau EVA ;

▪ Autres organisations membres du JURTA ; IAS.

Pays cibles

L’atelier ciblera les pays suivants : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Cote d’Ivoire, DRC, Ghana, Guinée, Libéria, Mali, Nigeria, RCA, Sénégal, Sierra Léone et Tchad.

Il s’agit de pays identifiés comme prioritaires pour un appui renforcé en matière de soins différenciés, sur la base de la situation et poids épidémiologique, les cibles de dépistage et de soins et traitements, les besoins en appui technique, les possibilités de tirer le meilleur profit des appuis, etc.

Les pays suivants seront par ailleurs sollicités pour partager leurs expériences : Guinée, RDC, Sénégal, Ghana.

Logistique

▪ Dates : du 12 au 16 février 2018 ;

▪ Lieu : Ouagadougou – Burkina Faso

▪ Financement : ONUSIDA / DAT-Afrique ; OMS ; Expertise France ; UNICEF ; autres.

Agenda provisoire

L'atelier est construit autour de l'actualisation et l'harmonisation des connaissances des différents acteurs afin que les équipes pays puissent élaborer un plan d'action réaliste, et que

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l'assistance technique et les organisations partenaires puissent adapter leur pratique pour appuyer ces plans d'action.

Des formats de capitalisation au niveau individuel seront fournis afin que chaque participant puisse, durant chaque session, sélectionner et contextualiser (selon son profil et son pays) les informations qui lui permettront de contribuer efficacement au plan d'action qui le concerne. Les trois premiers jours sont consacrés au partage d'expérience et d'information, à travers des formats dynamiques. Le quatrième jour, les participants réinvestiront ces informations pour élaborer les plans d'action et définir les besoins et modalités en appui technique. Les travaux seront restitués le dernier jour et les prochaines étapes seront décidées collectivement.

Des déjeuners thématiques seront organisés les jours 2, 3 et 4, réunissant à plusieurs tables 8 personnes autour de thématiques choisies au préalable. Ces thématiques doivent être proposées par les organisateurs de l'atelier afin de faire émerger des questions pertinentes. Ces déjeuners ne sont pas obligatoires. Les inscriptions se font en début de semaine. Deux types de déjeuners seront organisés :

▪ 3 consultants, 1 expert aguerri, 4 membres d'équipes pays, pour discuter des points / besoins / modalités spécifiques de l'assistance technique.

▪ 1 spécialiste et 7 participants autour d'une thématique spécifique. Les 7 participants peuvent être des profils identiques de pays différentes, ou les 5 membres d'une équipe pays et des experts… Tous les formats sont possibles.

Contact

Réseau Ivoirien des organisations de personnes vivant avec le VIH-sida. Cocody Angré, à partir du 22ème arrd. de police

Email: rip_ci@yahoo.fr

Phone: (225) 22 50 00 43

Adresse: 01 BP 5877 Abidjan 01

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